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CAHIER DE L’ECONOMIE Des stratégies de développement aux acquis élogieux |
Pour éviter un gaspillage de ressources en investissant dans l’appui aux OP dans leur forme actuelle, la mission de la revue à mi-parcours a recommandé au PCPEA de satisfaire à un préalable qui consiste en un voyage d’étude en Colombie pour les producteurs/exportateurs de café/cacao et un autre, au Kenya, pour les producteurs/exportateurs de fruits et légumes. Les termes de référence du voyage en Colombie sont déjà élaborés tandis que ceux du voyage d’étude au Kenya sont en cours d’élaboration. Mais dans chacun des deux cas l’accent sera mis sur l’apprentissage de l’esprit corporatif et de professionnalisme auprès des organisations professionnelles du café de Colombie et de fruits et légumes du Kenya. Les relations entre l’Etat et ces organisations professionnelles dans les deux pays devront aussi être examinées par les opérateurs guinéens des filières café/cacao et fruits et légumes.
Les préparatifs de ces deux voyages d’étude vont bon train. Par l’entremise de la Banque mondiale, à Washington, une personne-ressource a été identifiée pour assister le PCPEA à organiser le voyage d’étude en Colombie en assurant notamment l’interprétariat, les contacts avec les personnes physiques et morales, et un calendrier indicatif. L’offre de la personne ressource et les résultats de ses contacts sont attendus d’un moment à l’autre afin que le voyage d’étude en Colombie puisse avoir lieu en octobre ou novembre 2000.
D’autre part, grâce à l’assistance du COLEACP, la période propice et une autre personne ressource qui offrira les mêmes services au PCPEA ont été identifiées. L’offre de cette personne ressource et les résultats de ses contacts au Kenya sont attendus d’un moment à l’autre afin que le voyage d’étude puisse avoir lieu en septembre 2000.
L’appui du PCPEA à la filière café/cacao est conforme aussi aux recommandations des Journées nationales d’évaluation de la filière qui ont eu lieu à Kissidougou en novembre 1999. Cet appui comprend en outre :
• le financement d’une étude de la structure du prix de revient du café guinéen. Les termes de référence de cette étude sont déjà élaborés.
• la réalisation d’un Centre de conditionnement et de contrôle de qualité du café
• l’achat pour la vulgarisation de 10 séchoirs solaires dont un prototype a été déjà produit par le Centre Pilote de technologie industrielle de Guinée.
Parallèlement aux préparatifs de ces voyages d’étude, le PCPEA a apporté un appui ponctuel à la filière miel et cire en préfinançant la participation d’un groupe d’opérateurs au Salon International des Industries et Techniques Agro-Alimentaires (SIAGRO), à Dakar, du 20 au 24 juin 2000.
Les résultats de cette participation sont encourageants eu égard à l’appréciation de la qualité du miel de Guinée par les visiteurs du Stand et les intentions de commandes sur le marché sous-régional. Cela augure une perspective de participation du PCPEA dans le préfinancement de l’importation des emballages de miel et la confection des étiquettes.
Le PCPEA a apporté également un appui à la filière pêche en finançant la participation du Directeur du Bureau de Stratégie et Développement (BSD) du Ministère de la Pêche et de l’Aquaculture à “l’European Sea Food fair”, du 4 au 6 mai 2000, à Bruxelles.
Les contraintes majeures dans l’exécution du programme de formation et de l’appui aux OP se situent dans la paralysie ou l’instabilité des OP, principales bénéficiaires. Mais l’on espère que les voyages d’étude en Colombie et au Kenya permettront à ces OP de prendre conscience de leur place et de leur rôle dans le développement des exportations agricoles de la Guinée.
Source PCPEA |
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Indéniablement, le contexte institutionnel est très favorable aux investissements en Guinée. Au demeurant; depuis 1996, cet environnement est en perpétuel évolution car toutes les contraintes administratives sont progressivement levées et les investissements étrangers sont encouragés.
De 1995, avec la libéralisation de la législation des changes, suivi en 1997 de la mise en place d’un guichet unique des investisseurs (L’opip; et le centre de formalités des entreprises) en passant par le guichet unique des formalités à l’exportation qui a vu le jour en 1998 pour aboutir en 1999 à l’entrée en vigueur du code foncier agricole prouvent à suffisance l’appui du PCPEA aux opérations d’exportation.
Dans le cadre d’exportation de mangue de la SIPEF Guinée S.A; et sous la houlette du PCPEA, cet organisme a bénéficié des facilités octroyées aux investisseurs étrangers du secteur des exportations agricoles notamment pour l’importation des fournitures et équipements destinés à l’exploitation du centre de conditionnement de Fandjé au cours de la campagne d’exploitation de mangue 2000. Dans cette optique, huit conteneurs de cartons et matériels agricoles ont été importés sous les auspices du PCPEA en régime douanier d’admission temporaire pour les emballages et exonération de droit et taxes pour les équipements. A ce titre, le ministre des Finances a pris une nouvelle décision concernant l’exemption de l’inspection SGS, les importations d’emballages destinés aux opérations d’exportations des produits guinéens en vue d’améliorer leur compétitivité sur les marchés étrangers.
En somme, il est louable de retenir que le bilan des exportations agricoles dans la filière mangue est élogieux; voyons : Il ressort que le volume global des exportations de mangues en l’an 2000 se chiffre à 670 tonnes environ dont 460 tonnes avec l’appui financier direct du PCPEA.
Malgré certaines contraintes d’ordre techniques, financières, commerciales. Les perspectives sont reluisantes par l’accroissement significatif du volume des exportations de fruits pour 2001, soit 5000 tonnes de fruits, mangues et ananas. Pour y parvenir, il serait important de mettre en route la logistique d’exportation, réduire les coûts de transport aérien, maritime et des emballages, loin s’en faut; procéder au financement des exportations; en élargissant l’assistance financière du PCPEA à tous les besoins de la trésorerie pour l’exportation.
Alpha Amadou |
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- Economie
Quand le riz local prend le dessus
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De 501.000 t de riz paddy en 1992 sur une superficie de 364.000 ha, la production rizicole est passée en 1998 à près de 776.000 t pour 480.000 ha soit un accroissement d’environ 43%. Sur le plan de la sécurité alimentaire, le riz constitue l’enjeu majeur et le taux de couverture de sa production locale est passé de 52% en 1992 à 64% en 1997 voire plus en 1998. En conséquence, pendant la même période les importations ont chuté de 300.000 t à 210.000 en 1997, puis à 158.000 t en 1998. Ce qui dénote les immenses efforts fournis vers la sécurité alimentaire. Même si les populations les plus démunies ne mangent pas encore à leur faim, nul ne meurt de faim.
Au cours des dernières années, les besoins sont couverts à 60 à 70% par la production locale du riz. Selon les estimations il faut environ 600.000 tonnes de riz net pour satisfaire la demande des 7.173.000 habitants que compte la Guinée. La consommation per capita de riz est estimée actuellement à 88 kg contre 50 kg à 70 kg il y a juste 15 ans. Ce qui veut dire que les besoins croissent sensiblement.
Les données du service national des statistiques agricoles (SNSA) indiquent une croissance de la production locale du riz d’environ 5,7% par an depuis 1991 soit près du double de la croissance démographique.
Les chiffres du Programme d’appui à la sécurité alimentaire (PASAL) indiquent un fort développement du commerce du riz local étuvé dont la consommation à Conakry est passée de 6.000 T en 1994 à 40.000 t en 1999.
Fondamentalement, cela est redevable à la nette amélioration du réseau routier et le désenclavement des zones de production; les prix incitatifs se caractérisant par la hausse du prix du paddy qui est liée à celle du prix mondial du riz et le développement du décorticage mécanique.
Ainsi, les producteurs ont fortement augmenté leurs exploitations et on a noté une appréciation du riz étuvé guinéen par rapport au riz importé. Parallèlement, il y a eu un appui croissant à la commercialisation et dans ce sens, le PSAL préfinance chaque année environ 10% du riz local commercialisé soit 10.000 t et a acccordé 580 millions de FG de crédits commerciaux en 1999.
Au total 480 opérateurs dont 72% de femmes ont bénéficié de cet appui sous forme de crédit revolving dans 35 localités avec un taux d’impayé de 0,7%. Globalement, les engagements de la dernière campagne se sont élevés à 851, 1 million FG pour 670 opérateurs comptant 75% de femmes dans 40 localités.
Somme toute, l’augmentation de la production rizicole et la chute des importations ces dernières années sont essentiellement dues à l’application de la politique de développement de la production du riz avec la poursuite des aménagements de plus de 6000 ha, l’intensification de la riziculture pluviale et aquatique et l’ouverture de secteur rizicole à l’investissement privé. C’est dans le cadre d’ailleurs que le gouvernement a négocié et mis en place la Société de Coopération Sino-Guinéenne pour le Développement Agricole (SIGUICODA) et la Guinéo-malaisienne (Sobergui) à Monchon.
Le riz fournit 45% des calories d’origine végétale (25 provenant du riz local et 20% du riz importé). Les produits de l’élevage (37.000 t de viande par an) et de la pêche apportent l’essentiel des proteïnes dont les besoins sont complétés par les importations.
L’accroissement des produits végétaux touche le fonio, le manioc, le maïs, le mil et le sorgho avec plus de 460 exploitations familiales qui mettent en valeur environ 978.000 ha sur une population d’environ 6,2 millions d’ha.
De 1991 à 1998, on est passé de 437.000 t à 777.000 t pour le manioc soit un accroissement de 77%, 75.000 t à 111.000 t pour le fonio, de 62.000 t à 85.000 t pour le maïs et de 104.000 t à 158.000 t pour l’arachide coque soit 52%.
Malgré l’évolution positive des indicateurs, la Guinée reste un pays à faible revenu. L’étude sur le profil de la pauvreté réalisée en 1994-1995, conclut que 40,3% (soit 2.436.000 personnes) de la population se trouverait dans une situation de pauvreté absolue. Un phénomène étendu en milieu rural où il touche 52,5% de la population.
Lansana Sarr |
- Pour une politique de diversification des secteurs d’intervention
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Conscient de l’impact de ses activités dans le domaine agricole, le PCPEA se lance dans une diversification des secteurs d’intervention par voie de conséquence; ça démarche consiste à concevoir, exécuter, coordonner, suivre et évaluer toutes tâches liées à l’exécution du programme dans le domaine de la diversification agricole. Dans cette logique la tendance est à la recherche constante des produits à l’exploration minutieuse des voies de diversification. Somme toute la mise en place d’une parfaite ébauche des solutions aux problèmes générés par certaines contraintes indéterminées passe aujourd’hui par la valorisation des moyens organisationnels.
Dans sa volonté de recentrer les ressources sur une gamme importante de produits à couvrir le PCPEA a établi un plan de travail des activités “précisant la liste des spéculations à engager, les types d’appui à apporter et les ressources à mobiliser”.
• “Dans le cadre de l’amélioration du concept PPD (Parcelles Pilotes de Diversification), il a été élaboré un document de stratégie dans lequel ont été élucidés tous les axes et perspectives de développement des PPD.
• Parallèlement, il a été conçu et préparer un type de contrat applicable aux différents cas.
• Au titre du programme de diffusion de l’anacarde en vue d’assurer la production de noix de bonne qualité, il a été importé de Korhogo (Côte d’Ivoire) grâce à l’assistance de ANADER (Agence Nationale d’Appui au Développement Rural)
2 000 KG de semences améliorées de cajou de variété “JUMBO” au profit de 30 producteurs. Ce qui de façon estimative, représente plus de 600 ha de plantation pour un rendement prévisionnel d’environ 900 tonnes de noix exportables en période de croisière dans les zones de la Guinée Maritime Nord et de la Haute Guinée.
• Au plan de la production des plants de la papaye solo variété “SUNSET”, identification de sites et mise en place de deux pépinières de production de 3750 plants par pépinière pour une production globale de 7 500 plants réalisées sur base de contrat par deux pépiniéristes privés chez les planteurs et l’encadrement de ceux-ci dans les zones de Dubréka et de Forécariah. Les plants issus de ces deux pépinières seront distribués sur demande aux planteurs intéressés au développement de cette spéculation dans les zones de Dubréka, Coyah, Forécariah et Kindia.
• Pour l’opération de réalisation d’une parcelle expérimentale de production d’avocat de variétés répondant à la demande des marchés étrangers, 200 plants comprenant 5 variétés d’avocatiers à savoir : (Pinkerton, Reed, Hass, Ardi et Tx) sont en voie d’importation à partir d’Israël pour le bénéfice de l’Alliance pour l’Aide aux Communautés Rurales (APACOR).
• Concernant l’opération pilote de multiplication de quelques 40 000 souches du cultivar (Queen tahiti) au bénéfice des planteurs membres de l’Union des Groupements de planteurs de Maférinya (UGPAM).Pour un objectif prévisionnel de production de 200.000 rejets les résultats suivants ont été enregistrés:
- Pré pépinière sur 900m2 40 000 souches
- Pépinière sur 2 500 m2 70 000 rejets dont 4 500 rejets fournis à la SOBRAGUI
- Plein champ 4 000 plants.
• Pour le programme relatif à la culture du haricot vert “extra fin” destiné à l’exportation, il a été importé de “TECHNISEM” France, 5 paquets de 3 kg le paquet soit environ 15 kg de semences de haricot variété “GARONEL” pour des fins d’essais.
La SPECIA (Société de Production et de commercialisation d’Intrants Agricoles) a bénéficiée d’une assistance de 3 kg de ces semences. Le reste sera distribué aux producteurs intéressés à la culture de cette spéculation pour des fins de production”... il reste entendu que les principaux partenaires bénéficiaires direct sont les organisations professionnelles les producteurs exportateurs, le paysannat, les organisations non gouvernementales.
Aicha DE COYAH
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- Flux de capitaux :
Les privés investissent en Afrique
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Selon le FMI-Une organisation non gouvernementale néerlandaise tente de démontrer que contrairement à l’opinion généralement admise les mouvements de capitaux privés en direction de certains pays d’Afrique Subsaharienne ont sensiblement augmenté durant les années quatre vingt-dix.
Utilisant leur propre méthodologie,les experts de l’ONG ont effectué des analyses sectorielles portant sur cinq pays tous anglophones : l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. Le rapport note que les mouvements de capitaux privés ont augmenté considérablement dans ces pays, et qu’ils alimentent une large part de leur économie.
Toutefois, l’intégration croissante des économies émergentes dans ces marchés internationaux est susceptible d’exacerber l’instabilité des flux de capitaux, afin d’éviter les crises financières qu’ont conne certains pays en voie de développement, comme en Asie par exemple, du fait de la volatilité des investissements.
L’étude relève également que ces investissements directs se sont considérablement diversifiés durant les années quatre-vinq-dix. La part des investissements américains a diminué, l’Asie a fait une apparition remarquée sur le marché africain, avec notamment la Chine, la Malaysie, Hong-Kong, Taiwan et la Corée du Sud, qui totalisent des investissements d’environ 160 millions de dollars annuels en 1994 et 1995, plus particulièrement en Afrique Australe.
P.T. |
- Flux de capitaux :
Les privés investissent en Afrique
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Selon le FMI-Une organisation non gouvernementale néerlandaise tente de démontrer que contrairement à l’opinion généralement admise les mouvements de capitaux privés en direction de certains pays d’Afrique Subsaharienne ont sensiblement augmenté durant les années quatre vingt-dix.
Utilisant leur propre méthodologie,les experts de l’ONG ont effectué des analyses sectorielles portant sur cinq pays tous anglophones : l’Afrique du Sud, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe. Le rapport note que les mouvements de capitaux privés ont augmenté considérablement dans ces pays, et qu’ils alimentent une large part de leur économie.
Toutefois, l’intégration croissante des économies émergentes dans ces marchés internationaux est susceptible d’exacerber l’instabilité des flux de capitaux, afin d’éviter les crises financières qu’ont conne certains pays en voie de développement, comme en Asie par exemple, du fait de la volatilité des investissements.
L’étude relève également que ces investissements directs se sont considé rablement diversifiés durant les années quatre-vinq-dix. La part des investissements américains a diminué, l’Asie a fait une apparition remarquée sur le marché africain, avec notamment la Chine, la Malaysie, Hong-Kong, Taiwan et la Corée du Sud, qui totalisent des investissements d’environ 160 millions de dollars annuels en 1994 et 1995, plus particulièrement en Afrique Australe. |
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